LES CROYANCES :
Les croyances sont des certitudes intérieures qui nous font adopter tel ou tel comportement. Bien que n’étant pas la réalité, nous les prenons cependant pour vraies et agissons en conséquence. Elles déterminent très largement notre perception de la vie et nos comportements
Une croyance est un postulat de départ, une pensée « racine » à laquelle on croit. Cette pensée, devenue croyance, se forme principalement au cours de notre enfance et de notre adolescence, mais aussi à l’âge adulte et ce, jusqu’au bout de notre vie. Il y a les croyances que l’on nous a inculquées (donc qui ne nous appartiennent pas, mais que l’on prend comme des vérités), et celles que l’on s’est raconté à propos de soi ou de la vie en général. Avoir des croyances n’est pas un problème en soi, c’est juste lorsque nos croyances sont des freins ou des obstacles, qu’il est utile de les réviser et possiblement d’en changer. Ces croyances, suivant leur nature, vont nous aider à nous épanouir dans la vie ou alors nous bloquer, nous enlever tous nos moyens.

Nous avons des croyances pour tout et c’est ce qui conditionne la façon dont nous voyons les choses, des opinions par rapport à notre vécu que nous jugeons comme une réalité, une « vérité vraie », mais ce n’est que notre réalité. Il y a sans doute d’autres personnes qui ont, elles aussi, d’autres « réalités vraies « vous l’avez constaté, forcément. Ce sont les divers points de vue ….
Nos croyances sont uniques et personnelles, elles influencent considérablement nos comportements et nos valeurs : en effet quand on croit profondément à quelque chose, cette croyance guide (à notre insu), notre comportement.et influence grandement nos centres d’intérêt, nos sympathies ou rejets.

Si les croyances que nous adoptons sont aidantes, tout va bien. Mais si vous venez me rencontrer en thérapie parce que quelque chose vous bloque et ce depuis longtemps (comme des scénarios qui se répètent et contre lesquels on ne peut rien), c’est qu’il y a probablement un problème de croyances limitantes.
Saviez vous que la croyance crée toujours la certitude de ce qu’elle avance ? En fait nous recherchons exclusivement tout ce qui va confirmer ce à quoi l’on croit, et laisser de coté tout ce qui pourrait ébranler notre conviction initiale, ce qui, évidemment, ne fait que renforcer et alimenter notre croyance de base. N’est-il pas naturel de ne fréquenter que les personnes qui nous ressemblent le plus ? Ou encore, ne nous intéressons pas souvent qu’aux choses qui vont dans le sens de ce que l’on croit? En fait , le problème avec ces croyances, c’est qu’elles nous empêchent de changer, d’être « autrement « et nous figent dans des attitudes et des préjugés . Et c’est comme ça qu’on passe à coté de rencontres enrichissantes, d’opportunités de carrière …sans même les avoir tentés. C’est dommage, n’est ce pas ?
Mais l’être humain est plein de ressources, et par l’apport des Neurosciences nous savons à présent que le cerveau est modulable, flexible, jusqu’à la fin de notre vie. Par exemple, pour pallier à une fonction cérébrale abîmée, d’autres activations neuronales se créent, dans certaines conditions, permettant, au moins, de remplacer de manière satisfaisante l’organe ou la fonction lésés (malheureusement pas encore dans tous les cas). Je vous en parle plus en détail dans le chapitre » Neurosciences «. Or ce que les Neurosciences ont découvert aussi, c’est que ce n’est pas notre raisonnement logique qui renforce nos croyances et les comportements qui vont en découler, mais bien les liens émotionnels qui y sont rattachés. L’être humain est avant tout un être d’émotions. En effet tout ce que nous ressentons à propos de tout (personnes, situations …), survient en quelques millisecondes via notre cerveau émotionnel, et ce n’est que dans un deuxième temps que notre cerveau cognitif (celui de la raison) intervient et analyse la situation. Souvenez vous de toutes ces situations où vous avez réagi sans y penser, avant même d’avoir eu le temps d’y réfléchir : (freiner en voiture, répondu trop rapidement à quelqu’un pour ensuite regretter votre spontanéité, où vous avez été effrayé par une forme dans l’obscurité qui finalement était très anodine …).
En fait travailler sur les croyances, c’est travailler sur les émotions et les valeurs de chacun d’entre nous.

Nous savons depuis longtemps que les habitudes (de pensées comme d’actions) créent des empreintes cérébrales, des sortes d’autoroutes neuronales. Et donc si nous créons des connections neuronales négatives ,il est possible aussi d’en créer des positives et aidantes .Voilà la bonne nouvelle : on peut choisir nos croyances , abandonner les anciennes devenues inefficaces ou mm devenues des freins ,changer nos points de vue pour les remplacer par des plus appropriés .Puisqu’il s’agit ici, de changer « ce qui gêne et empêche », il suffit de faire différemment et penser autrement .Le cerveau ne faisant pas la différence entre ce que je fais et ce que j’imagine être en train de faire, autant imaginer le meilleur pour soi .Vous savez les sportifs s’entraînent à la fois sur le terrain mais révisent leurs gestes et performances en les imaginant ( et l’on sait maintenant que les mêmes zones cérébrales sont activées dans les deux cas !) . Et puis, ce que vous savez aussi, c’est que imaginer un événement redouté entraîne du stress par anticipation, comme se souvenir d’un moment agréable réactive des émotions bienfaisantes…
Alors quelques soient les croyances que vous ayez, à votre sujet, ou à propos des autres ou dans tout autre domaine encore …c’est effectivement la réalité, VOTRE RÉALITÉ, et si elle vous convient, tout est parfait, si elle vous gène et vous empêche… : CHANGEZ EN ! ! …Votre cerveau vous suivra.
Quel pouvoir formidable et qu’elle liberté, ….enfin ! Qu’elle responsabilité surtout. De moins en moins d’excuse, en somme !!
La programmation neuro-linguistique ou PNL ainsi que l’hypnose offrent des techniques spécifiques pour aider efficacement et avec élégance une personne à actualiser ses croyances limitantes en croyances impliquant une confiance dans le futur, le sentiment de sa capacité, de sa responsabilité, de sa valeur personnelle et de son système d’appartenance.
Connaissez-vous l’histoire des deux loups qui vivent en chacun de nous ? L’un est toujours en colère et se bat contre tout, l’autre est au contraire plus patient et ne combat que lorsque c’est nécessaire .Comme c’est compliqué de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de soi, il convient de n’en nourrir qu’un seul. Lequel choisiriez-vous ?…..

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